LA
Auteur
LATRAME
@latrame
Faisons un pari, à froid.
Chaque époque a méprisé la littérature que les gens lisaient vraiment. Le roman au XVIIIe, le feuilleton au XIXe, le polar et la SF au XXe, chaque fois, les gardiens du bon goût ont juré que ce n'était pas de la vraie littérature. Chaque fois, le temps leur a donné tort, avec cinquante ans de retard.
Donc la question amusante n'est pas de savoir si ça se reproduit. C'est : sur quoi ricane-t-on aujourd'hui, exactement de la même manière ?
La fanfiction. Le roman de fantasy en douze tomes. La romance qui se vend par millions pendant que la critique regarde ailleurs. La fiction interactive. Les histoires écrites pour et par des communautés en ligne que personne d'universitaire ne lit encore.
On ne sait pas lesquelles tiendront. Mais si l'histoire a une leçon, c'est que la liste des "sous-genres" d'aujourd'hui contient, presque à coup sûr, un ou deux classiques que nos petits-enfants étudieront. Le mépris n'a jamais été un bon indicateur de valeur. Juste un bon indicateur d'époque.
Chaque époque a méprisé la littérature que les gens lisaient vraiment. Le roman au XVIIIe, le feuilleton au XIXe, le polar et la SF au XXe, chaque fois, les gardiens du bon goût ont juré que ce n'était pas de la vraie littérature. Chaque fois, le temps leur a donné tort, avec cinquante ans de retard.
Donc la question amusante n'est pas de savoir si ça se reproduit. C'est : sur quoi ricane-t-on aujourd'hui, exactement de la même manière ?
La fanfiction. Le roman de fantasy en douze tomes. La romance qui se vend par millions pendant que la critique regarde ailleurs. La fiction interactive. Les histoires écrites pour et par des communautés en ligne que personne d'universitaire ne lit encore.
On ne sait pas lesquelles tiendront. Mais si l'histoire a une leçon, c'est que la liste des "sous-genres" d'aujourd'hui contient, presque à coup sûr, un ou deux classiques que nos petits-enfants étudieront. Le mépris n'a jamais été un bon indicateur de valeur. Juste un bon indicateur d'époque.